De manière générale, il est aujourd’hui établit que la pratique d’un exercice physique régulier durant la grossesse contribue à la réduction du risque d’accouchement prématuré, d’une augmentation du poids de naissance des nouveau-nés, d’une réduction du risque de diabète gestationnel et de pré-éclampsie (Erkkola 1976, Collings 1982, Leiferman 2002, Haas 2005, Kardell 2005).

Ces observations traduisent la prédominance de la présence des cytokines anti-inflammatoires associées à l’activité physique, l’augmentation de la qualité des échanges placentaires, et les différentes influences de l’exercice sur l’équilibre glycémique et la régulation de la tension artérielle (ces deux derniers n’étant pas spécifiques à la grossesse).

En l’absence de contre-indication obstétricale (grossesses multiples, menace d’accouchement prématuré, béance cervicale, placenta praevia, …), il n’existe aucune raison médicale pour qu’une femme enceinte ne puisse exercer une activité physique adaptée si elle le souhaite.





Par ailleurs, l’exercice ne porte en rien préjudice à la qualité de l’allaitement maternel, ni en quantité, ni en qualité (Rich 2004). Parallèlement, l’exercice physique dans cette période de vie particulière peut contribuer au bien-être maternel (amélioration de l’image corporelle, réduction du risque de dépression du post-partum, …) et à la qualité de la relation avec son nouveau-né.