La carence en œstrogènes qui survient à la ménopause entraîne un déséquilibre entre la formation et la lyse osseuse, qui peut conduire à l’ostéoporose. Près d’un quart des sujets concernés présenteront un jour une fracture ostéoporotique, dont majoritairement des fractures vertébrales et du col du fémur.

La prévention est ici primordiale, car en matière de densité osseuse, tout ce qui est perdu l’est définitivement !

L’activité Physique régulière, démarrée avant ou au moment de la ménopause, et combinant des activités d’endurance, de sauts et de renforcement musculaire, permet de freiner la perte osseuse et de compenser les effets ostéoporotiques de la carence oestrogénique (Etude EFOPS, 2006).

A titre d’exemple, quatre heures de marche par semaine diminuent le risque de fracture de col du fémur de 50% (Feskanich, 2002).

Les études soulignent également l’importance de la régularité dans l’activité physique, car la protection acquise se perd rapidement si la femme (re)devient sédentaire.

Un niveau d’activité physique suffisant confère une protection vis-à-vis des fractures ostéoporotiques équivalente à celle des traitements hormonaux (Hoidrup, 2001), mais plus intéressant encore, la combinaison de l’exercice physique adapté et du traitement hormonal amène à un effet ostéogénique supérieur à chacune de ces thérapies considérée isolément (Kohrt, 1998).