Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent dans les pays occidentaux. 

Son incidence a pratiquement doublé en 20 ans, pour des raisons multifactorielles liées au mode de vie occidental telles que la sédentarité ou alimentation (à titre d’exemple, les femmes japonaises ou africaines émigrant dans nos pays connaissent la même incidence de cancer du sein, alors que celle-ci est très basse dans leurs pays d’origine !).




Depuis une vingtaine d’années de nombreuses publications ont démontré que l’activité physique réduit le risque de cancer du sein, de manière dose-dépendante en matière de durée et d’intensité.

« L’activité physique au travail ou durant les loisirs diminue le risque de cancer du sein jusqu’à 52% » (Thune 1997)

Par ailleurs, dans les situations de cancer du sein avérées, l’exercice physique améliore la tolérance aux traitements (fatigue, …), diminue le taux de récidive, et améliore la survie.

L’activité physique agit ici en modifiant certains facteurs biochimiques impliqués dans le métabolisme des cellules cancéreuses mammaires (œstrogènes, androgènes, insuline, IGF-1, adipokines, …), et de manière plus générale, via ses effets anti-inflammatoires et autophagiques.

Aujourd’hui, l’activité physique devrait faire partie intégrante du parcours de soins pendant et après le traitement du cancer du sein, et devrait être également proposée aux groupes à risque d’un développer un (antécédents familiaux de premier degré, indice de masse corporelle élevé, nullipares, traitement hormonal substitutif de la ménopause, …).