« Que dire des effets du sport durant la ménopause si ce n’est que le meilleur traitement de la ménopause est peut-être … le traitement sportif ? »
Thierry ADAM

Sans effet secondaire, l’exercice physique peut remplacer la thérapie hormonale dans presque toutes ses indications.

Après la ménopause, de nombreuses études ont démontré l’effet bénéfique de l’exercice sur la pression artérielle, le risque d’accident cardio-vasculaire, le profil lipidique, la sensibilité à l’insuline, l’ostéoporose, les sudations nocturnes, les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, l’anxiété, … de manière directement proportionnelle au niveau de pratique.

Il n’est pas ici question de pratique sportive, mais d’exercice adapté à l’âge, tel que la marche à un rythme soutenu.

Ainsi, et par exemple, marcher à allure soutenue au moins trois fois 30 minutes par semaine chez la femme ménopausée diminue le risque cardio-vasculaire de 30 à 40 %
(Manson JE, New England Journal of Medicine, 1999).

Au-delà du simple processus du vieillissement, la ménopause s’accompagne par ailleurs d’une augmentation de la quantité de masse grasse totale au détriment de la masse maigre (représentée majoritairement par le muscle). Cette diminution de la masse musculaire sera responsable d’une diminution du métabolisme de base (qui est un facteur déterminant du contrôle du poids corporel),

mais également du développement de dyslipidémie, de diabète de type 2 et de l’incidence d’ostéoporose. Elle intensifiera le risque de chute et de fractures.

Seul l’exercice physique suffisamment régulier et intense pourra exercer une action préventive sur ce processus d’involution musculaire, et contribuer à conserver la force et l’équilibre compatible avec le maintien d’un bon niveau d’autonomie au long cours.