Le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme, et 68% de ceux-ci touchent des hommes âgés de plus 65 ans (Registry, 2014).




L’inactivité physique est actuellement la 5ème cause favorisante de maladie, quelle qu’elle soit, et un des plus grands facteurs de risque modifiable avec le tabagisme.

Les personnes pratiquant de l’activité physique sont généralement en meilleure santé et ont une meilleure qualité de vie que les personnes sédentaires. Elles présentent par ailleurs moins de risques d’être hospitalisées (Naci & Ioannidis, 2013).

Cependant, seuls 30% des hommes atteints du cancer de la prostate pratiquent suffisamment d’activité physique (Keogh & MacLeod, 2012). Un patient physiquement actif aurait une qualité de vie significativement plus importante, présenterait moins de fatigue et un niveau de PSA moins élevé, et cela permettrait également de retarder le début de l’hormonothérapie (traitement courant lors de cancers prostatiques avancés). Il est également très important de préciser que les hommes physiquement actifs ont un risque de mortalité « toute cause » et « spécifique » moins élevé. Cette diminution peut être de presque 50% pour des patients pratiquant de la marche plus de 90 minutes par semaine (Kenfield et al., 2011). L’activité physique peut également réduire le risque de progression du cancer (Kenfield et al., 2011).


Action Movember pour soutenir la recherche notamment pour le cancer de la prostate.
Plus d’infos sur http://pair-forme.com/2014/11/moustache-et-activite-physique-des-inseparables/



Cas particulier : le patient sous hormonothérapie

Dans le cadre de cancer de la prostate avancé ou métastatique, ou encore lors d’une récidive, l’hormonothérapie est le traitement de référence. Celui-ci consiste en une suppression de l’hormone mâle responsable de la progression du cancer : la testostérone. Ce traitement, bien que très efficace, est responsable de nombreux effets secondaires comme des bouffées de chaleur, des troubles sexuels, une fatigue importante, une diminution de la densité minérale osseuse et des troubles métaboliques tels qu’une augmentation de la masse grasse et une diminution de la masse musculaire pouvant mener à un surpoids ou de l’obésité. Ces effets secondaires ont donc un impact important sur la qualité de vie des patients atteints d’un cancer prostatique et peuvent mener à d’autres comorbidités tels que l’obésité, le diabète de type II, les maladies cardio-vasculaire et l’ostéoporose.

L’activité physique a dès lors toute sa place en tant qu’adjuvant à ce traitement hormonal car elle a un rôle important dans la prévention et la diminution de ces différents effets secondaires.