Le diabète se caractérise par une incapacité à réguler sa glycémie (taux de sucre dans le sang) secondairement à un défaut de sécrétion de l’insuline (diabète de type 1) ou de résistance de l’organisme à celle-ci (diabète de type 2).

On estime à environ 300000 le nombre de diabétiques dans notre pays. Ce nombre est en progression constante, en raison du vieillissement de la population, du dépistage plus précoce de la maladie et de l’évolution de notre mode de vie (alimentation, sédentarité, …).

Non contrôlée, la maladie diabétique se caractérise par le développement inéluctable de complications sévères (pathologies cardiovasculaires, insuffisance rénale, micro angiopathie rétinienne, …).

La prise en charge du diabète associe différents traitements médicamenteux (insuline injectable, hypoglycémiants oraux) et un contrôle de la charge hydrocarbonée alimentaire (sucres).

Parallèlement, l’exercice physique peut contribuer de manière significative au contrôle de la pathologie diabétique à travers :

- la consommation en hydrates de carbone directement liée à l’exercice
- l’expression au niveau de la membrane de la cellule musculaire de transporteurs de glucose indépendants de l’insuline (GLUT-4)
- le contrôle du poids corporel

Le suivi régulier d’un programme adéquat de mise à l’exercice se verra ainsi régulièrement accompagné d’un meilleur contrôle de l’hémoglobine glycosylée (marqueur sanguin de l’équilibre glycémique au long court), voire d’une réduction du niveau de médication nécessaire (nombre de médicaments, posologie, …).

Enfin, l’activité physique contribuera au contrôle des complications de la maladie diabétique, dont notamment les pathologies cardiovasculaires.